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N°5 - janvier 2006

Dans la vie il y a deux catégories d'individus: ceux qui regardent le monde tel qu'il est et se demandent pourquoi, et ceux qui imaginent le monde tel qu'il devrait être et se disent: pourquoi pas?
(George-Bernard Shaw)


 

 

Le "Mouvement Sociétal" vous souhaite à toutes et à tous, amis que nous connaissons et amis inconnus, une douce année 2006...

Bien sur, depuis des centaines d'années les voeux n'ont jamais empêché les guerres, les maladies, les décès, les atrocités, les catastrophes, la pauvreté, que sais-je encore... mais celui qui les reçoit, reçoit aussi un peu de douceur dans ce monde brutal.

Il ne faut pas perdre espoir et si nous avons individuellement et collectivement, vis à vis de nos descendants à qui nous empruntons cette Terre, l'obligation "de faire", nous n'avons pas, individuellement, l'obligation de résultats qui dépends trop de l'état de la "conscience collective".

... et tenter d'améliorer cette conscience collective, c'est la raison d'être du "network"

 


"Qui sommes nous ?"

Bonjour

C'est peut-être la cinquième fois que vous recevez ce BULLETIN du SOCIETALISME par courriel. Je dois vous avouer que ce mois çi je manque particulièrement d'inspiration: je me suis donc contenté de copier deux textes qui m'ont particulièrement touchés, l'un de Olivier Clerc, l'autre de Raymond Monedi.

Ceci n'est pas un spam: suite à un précédent contact, ou bien de la part de l'un(e) ou l'autre de vos connaissances, nous vous adressons ce BULLETIN du SOCIETALISME N°5 par courriel..

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Sociétalement

A-J Holbecq et le Mouvement Sociétal


Le principe de la grenouille dans la marmite d'eau (ou l'inconscience du changement)

Imaginez une marmite remplie d’eau froide, dans laquelle nage tranquillement une grenouille. Le feu est allumé sous la marmite. L’eau se chauffe doucement. Elle est bientôt tiède. La grenouille trouve cela plutôt agréable et continue de nager. La température commence à grimper. L’eau est chaude. C’est un peu plus que n’apprécie la grenouille ; ça la fatigue un peu, mais elle ne s’affole pas pour autant. L’eau est maintenant vraiment chaude. La grenouille commence à trouver cela désagréable, mais elle est aussi affaiblie, alors elle supporte et ne fait rien. La température de l’eau va ainsi monter jusqu’au moment où la grenouille va tout simplement finir par cuire et mourir, sans jamais s’être extraite de la marmite.

Plongée dans une marmite à 50°, la grenouille donnerait immédiatement un coup de pattes salutaire et se retrouverait dehors.

Cette expérience (que je ne recommande pas) est riche d’enseignements. Elle montre que lorsqu’un changement négatif s’effectue de manière suffisamment lente, il échappe à la conscience et ne suscite la plupart du temps pas de réaction, pas d’opposition, pas de révolte.

C’est exactement ce qui se produit dans la société où nous vivons. D’année en année, on observe une constante dégradation des valeurs, laquelle s’effectue cependant assez lentement pour que personne - ou presque - ne s’en offusque. Pourtant, comme la grenouille que l’on plonge brusquement dans de l’eau à 50°, il suffirait de prendre le Français moyen du début des années 80 et, par exemple, de lui faire regarder la TV d’aujourd’hui ou lire les journaux actuels pour observer de sa part une réaction certaine de stupéfaction et d’incrédulité. Il peinerait à croire que l’on puisse un jour écrire des articles aussi médiocres dans le fond et irrespectueux dans la forme que ceux que nous trouvons normal de lire aujourd’hui, ou que puissent passer à l’écran le genre d’émissions débiles qu’on nous propose quotidiennement. L’augmentation de la vulgarité et de la grossièreté, l’évanouissement des repères et de la moralité, la relativisation de l’éthique, se sont effectués de telle façon - au ralenti - que bien peu l’ont remarqué ou dénoncé.

De même, si nous pouvions être subitement plongés en l’an 2022 et y observer ce que le monde sera devenu d’ici là, s’il continue de dévaler la pente sur laquelle il se trouve, nous en serions sans doute encore plus interloqués, tant il semble que le phénomène s’accélère (accélération rendue possible par la vitesse à laquelle nous sommes bombardés d’informations nouvelles et en oublions le reste). Notons d’ailleurs que les films futuristes s’accordent pour ainsi dire tous à nous présenter un futur certes " hyper-technologique " mais surtout des plus lugubres.

Chaque fois qu’un changement est trop faible, trop lent, il faut soit une conscience très aiguisée soit une bonne mémoire pour s’en rendre compte. Il semble que l’une et l’autre soient aujourd’hui chose rare.

Sans conscience, nous devenons moins qu’humain.

Sans mémoire, nous pourrions passer chaque jour de la clarté à la nuit (et inversement) sans nous en rendre compte, car les changements d’intensité lumineuse sont trop lents pour être perçus par la pupille humaine. C’est la mémoire qui nous fait prendre conscience a posteriori de l’alternance du jour et de la nuit.

Gavée par trop d’informations inutiles, la mémoire s’émousse. Abrutie par un excès de stimulations sensorielles, la conscience s’endort.

Et notre civilisation s’enfonce ainsi dans l’obscurité spirituelle, avec le délitement social, la dégradation environnementale, la dérive faustienne de la génétique et des biotechnologies, et l’abrutissement de masse - entre autres symptomes - par lesquels elle se traduit.

Le principe de la grenouille dans la marmite d’eau est un piège dont on ne se méfie jamais trop si l’on a pour idéal la recherche de la qualité, de l’amélioration, du perfectionnement, si l’on refuse la médiocrité, le statu quo, le laisser-faire.

Incidemment, ce principe fonctionne aussi au positif et même en cela il peut nous jouer des tours. Les efforts que l’on fait quotidiennement provoquent eux aussi des changements - positifs, cette fois - mais parfois trop faibles pour être immédiatement perçus ; ces améliorations sont pourtant bien là, et à ne pas les observer, certains se laissent décourager à tort.

Comment, alors, ne pas succomber au piège du principe de la grenouille dans la marmite d’eau, individuellement ou collectivement ?

D'une part en ne cessant d’accroître sa conscience, d’autre part en conservant un souvenir intact de l’idéal et des buts que l’on s’est fixés.

Olivier Clerc ( http://www.olivierclerc.com )


 

L’IMMIGRATION,…UN PROBLEME MONDIAL

 

Les feux se sont éteints. Dans les banlieues les incendiaires se sont calmés. Et la vie semble reprendre son train-train routinier. Beaucoup croient, ou veulent croire que cette  révolte de nos jeunes gens bronzés est une affaire classée ! Certains pensent que les quelques  mesures sociales qui ont été prises à la va vite, vont suffire à résoudre  le problème et à calmer les esprits de ces immigrés et fils d’immigrés. De ces enfants du Monde, en mal d’adoption en somme !

Quelle erreur de la part de nos dirigeants, de ne pas avoir encore compris, que le problème de l’immigration, n’est pas un problème national, mais un problème Mondial. Si diriger c’est prévoir, le moins que l'on puisses dire c'est que dans le domaine de la géopolitique, nos responsables, n’anticipent pas très loin ! Il ne faut pourtant pas être grand clerc pour comprendre que toutes ces immigrations sauvages, proviennent des répartitions injustes et déséquilibrées de toutes les richesses mondiales ! Mais quel est donc, le rôle de l'O.M.C. ?

 

Et si ce n’était que le début ? Le début d‘un processus planétaire d’immigration des habitants des Pays pauvres vers les Pays riches, qui risque de nous mener tout droit à un cataclysme humanitaire sans précédent ! Car un milliard de nantis sur Terre, contre cinq milliards de paumés, ça ne fait pas le poids ! Que ferons-nous lorsque des dizaines et des dizaines  de ‘boats people’, comme celui qui est venu s’échouer à Fréjus, en Février 2 001 avec 900 immigrés Kurdes à bord, viendront accoster de force sur nos côtes ? Oui, que ferons-nous demain ? Nous ne pourrons tout de même pas tuer tous les pauvres émigrants qui arriveront.

 

Les nouveaux envahisseurs. Aujourd'hui, mieux informés et donc plus conscients de leur misère, les Pays laissés pour compte du Progrès, veulent réagir avant qu'il ne soit trop tard ; Avant que leur fin programmée ne se réalise ! Alors on peut penser, qu'un jour viendra où tous les Pays nantis seront envahis par tous les affamés de la terre.

L'Abbé PIERRE lui-même, a dit un jour, de son ton calme et mesuré, quelque chose comme : "Quand les Hommes auront vraiment faim, ils pourront aller se 'servir' chez le boulanger". Comment faut-il entendre cette phrase sibylline ? "Que la faim, sinon la fin, justifie les moyens"? Ou comprendre tout simplement que ' l'instinct de conservation' inscrit au plus profond de nos gènes, et qui pousse tous les Êtres vivants à combattre pour la survie de leur espèce, peut parfois aussi pousser les Hommes à tuer, ..... pour ne pas mourir de faim!

 

Une guerre fratricide. Qu’on l’admette ou non, nous en sommes là aujourd’hui. Et si nous ne savons pas réagir plus intelligemment et surtout plus humainement que nous ne l'avons fait jusqu'à présent, nos futurs petits, petits-enfants, apprendront dans leurs livres d’Histoire, que le début du 3eme Millénaire de notre ère, fut marqué par une guerre planétaire sans précédent. Par un  conflit fratricide, opposant le Nord et le Sud, provoqué par l’incroyable obscurantisme des Occidentaux d’alors. C'est-à-dire de … 'nous', aujourd’hui !. Nous qui n’avions pas su en voir les signes précurseurs, les avertissements gratuits, donnés par la multiplication des ‘immigrations sauvages’ !

 

Un simple ‘Réflexe de Précaution’. Plus le temps passe, plus le fossé qui nous sépare des Pays du Tiers-Monde s’agrandit, et plus les risques d’une gigantesque explosion planétaire deviennent inéluctables. Il nous faut donc vite comprendre que ‘le Partage Equitable du Progrès’ entre tous les Peuples, ce n’est plus comme beaucoup le penseront, faire œuvre de générosité ou de charité, mais faire preuve tout simplement du plus élémentaire ‘principe de précaution’ afin de ménager notre survie et celle de nos enfants. Parce qu’une chose est certaine, c’est que d’une façon ou d’une autre, ce partage plus équitable qui s’inscrit dans l’ordre normal des choses, se fera ! .... De gré ou de force, mais il se fera !

Alors, il serait quand même plus intelligent de le faire de plein gré, calmement et à froid, plutôt que de force, et à chaud ! Car, pour reprendre la phrase prophétique de l’Abbé PIERRE, que ferons nous lorsque des milliers, sinon des Millions, d'affamés du Tiers-Monde, viendront se ‘servir’ de force chez nous ?

 

La HONTE de l’Occident.

Bien sûr, ce tableau est quelque peu noirci. Mais il semble bien pourtant que ce soit la voie vers laquelle nous risquons de nous diriger. Sans en avoir vraiment conscience, nous vivons une monstrueuse guerre économique ! Car par la mort d’Hommes due à la Famine dans les Pays pauvres, et par la mort d’âmes, due au Chômage dans les Pays riches, cette guerre qui n’ose pas dire son nom, se révèle être plus meurtrière qu’un conflit armé !

HONTE, aux dirigeants planétaires ! HONTE, aux Pays riches ! HONTE, à ce  Millier  d’ultra-libéraux qui veulent, par une ‘Mondialisation capitalistique’, asservir  6  Milliards d’Hommes ! HONTE donc à l’O. M. C., dont l’objectif avoué est de libérer les échanges à travers le Monde, alors que leur rôle, devrait être de les normaliser afin de rééquilibrer l’économie de la Planète !

Car la seule et durable solution est tout simplement de cesser d’exploiter les Pays pauvres pour au contraire, les aider à s’enrichir ! C'est à dire, les aider à accroître leur niveau de vie, afin que leurs habitants vivants bien chez eux, n’aient plus intérêt, à venir dans les Pays nantis ! … Sinon en Touristes !

 

Mais pour les profiteurs sans foi ni loi de l'ultra-libéralisme mondial, qu’importe la misère, les souffrances et la mort de Millions de Terriens ! Pour eux : « Qu’importe la façon, pourvu qu’ils aient les Richesses ! »

 

                                                            Raymond MONEDI

                                                                 Janvier 2006

 

 

Vous pouvez retrouver ce texte sur le site du "cercle PEP" , à la page :   www.cerclepep.com/cercle/actu/actu-janvier2006.html  

 


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