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Bulletin du sociétalisme N° 14 - juin 2008

Dans la vie il y a deux catégories d'individus: ceux qui regardent le monde tel qu'il est et se demandent pourquoi, et ceux qui imaginent le monde tel qu'il devrait être et se disent: pourquoi pas?
(George-Bernard Shaw)


"Qui sommes nous ?"

Bonjour

Alors que la crise financière, initiée par les crédits subprime, n'a pas fini de montrer ses effets sur l'économie réelle, car elle est simultanée aux limitations physique de la crise de production pétrolière, le gouvernement, les commissaires européens et la BCE tentent de nous culpabiliser avec la "dette publique".

Nous avons voulu dans ce livre qui vient de paraître et que vous pourrez vous procurer dès maintenant en librairie ou directement aux éditions Yves Michel ( http://www.souffledor.fr/boutique/produits.php?id=3041 ) d'abord revenir sur le sujet de la création monétaire, ensuite expliquer l'historique et les raisons de "la dette" ainsi que des idées fausses qui l'accompagne, pour finir par quelques pistes pour l'avenir.

Si la lecture de ce bulletin vous indispose, n'hésitez pas à vous désabonner par un simple clic en bas de cette page. Mais si vous pensez que certains de vos amis et connaissances peuvent être intéréssés, n'hésitez pas à me transmettre leurs adresses ( ajh.2007 [at] orange.fr ) ou à leur transférer ce bulletin que vous recevez.

Sociétalement

A-J Holbecq et le Mouvement Sociétal

PS: tous les articles des bulletins et des sites sont évidemment en diffusion libre. Il n'y a aucun copyright sur ceux ci...


Parution fin mai : "La dette publique, une affaire rentable"

Subtilité de langage

Si vous obtenez un prêt pour vous acheter une maison, on vous a fait crédit... Vous sentez-vous honteux pour autant? Bien au contraire; si vous êtes éligible au crédit, c'est que l'on a confiance en vous. Vous "valez" au moins ce qui vous a été prêté. Mais si d'un seul coup on appelle cela "dette", il y a comme un poids qui tombe sur vos épaule, doublé d'un vague sentiment de culpabilité. Autant le crédit est valorisant, autant la dette est "honteuse". Or dette et crédit sont synonymes. Lorsque vous sortez de la banque, tout heureux d'avoir obtenu votre crédit, vous avez une dette du même montant. Mais le langage est ainsi fait que parfois, des synonymes ne signifient pas la même chose. Pourquoi parle-t-on de la dette de l'État ? Voudrait-on nous culpabiliser ? Il est aussi une autre subtilité: L'intérêt sur la dette...On appelle cela le "service de la dette". Penser que certains pourraient avoir "intérêt" à la dette publique! Allons donc. Mais que certains aient rendu l'immense "service" de prêter à la collectivité, quelle grandeur d'âme. Si la somme rondelette que l'État français verse à ce titre tous les ans était appelée "intérêt de la dette", on pourrait avoir la tentation de se dire :"Ah oui? Et qui à donc intérêt à cela?" Question gênante que l'on n'a sans doute pas envie que l'on approfondisse. Alors mieux vaut l'appeler "service de la dette"... dans l'espoir peut-être que l'on se demande: "Mais qui a eu la gentillesse de nous rendre ce service-là ?"

 

( http://www.societal.org/bulletin/livreDP2.png )

4° de couverture :
« Il faut réduire la dette! ». On crie à la faillite ! Tel un père qui demande instamment à ses enfants d'aller ranger leur chambre, notre gouvernement nous dit : « Assez de cette gabegie ! Il est temps de devenir sérieux, remettez vos prétentions sociales au tiroir, l'heure est au travail et aux économies ». Ce qu'on ne nous dit pas, c'est qu'il y a une quarantaine d'années, l'État français n'était pas endetté, à l’instar de la plupart des autres nations, d'ailleurs. En moins de quarante ans nous avons accumulé une dette colossale qui avoisine les 1200 milliards d'euros ! Pourquoi ? S'est-il produit quelque chose qui a fait que l’on ait soudain besoin de recourir à l'emprunt, alors qu'auparavant on se suffisait à nous-mêmes? Et si tel est le cas, qui en bénéficie vraiment ? Qui émet la monnaie ? André-Jacques Holbecq et Philippe Derudder nous disent les vraies raisons de la dette et dénoncent les mécanismes destructeurs scrupuleusement occultés. Vulgarisateurs de la « chose économique », leur but est de permettre aux citoyens de « savoir », afin qu'ils ne se laissent pas impressionner par les épouvantails que l'on agite sous leur nez. Afin de comprendre surtout que nous avons tout pour relever l'immense défi humain et écologique de notre temps et que la dette et l'argent ne sont que « vrais-faux » problèmes.

Étienne CHOUARD a écrit la préface: vous la trouvez ici, en ligne : http://wiki.societal.org/tiki-index.php?page=La+Dette+Publique

Pour ceux qui souhaiteraient acheter ce livre, l'image des "encours dans la zone euro" , page 34, est mal sortie à l'impression. Vous pouvez télécharger la bonne ici: http://www.societal.org/bulletin/livreDP3.png

Éditions Yves Michel
ISBN : 978 2 913492 56 1
Format : 12 x 22
Nb. Pages : 160
Prix : 12 €


Cage mentale

Le capitalisme est une cage mentale.

Mondialisme, ultra-libéralisme, ces différents noms renvoient à un seul et même système, celui du Chacun Pour Soi capitaliste. Ce système gère un camp de travail planétaire au profit de quelques-uns. L’exploitation des ressources naturelles, l’activité humaine, l’industrie, le commerce et la consommation, le droit et la justice sont sous contrôle de cette seule et même organisation socio-économique. Le système capitaliste CPS est une formidable cage sans barreaux, une cage mentale.

À l’intérieur de la cage mentale capitaliste, les peuples sont soumis. Les vaines contestations politiques sont contenues. Le démocrate “de droite” protège et favorise l’intérêt particulier du CPS. D’autres, “à gauche” prétendent défendre l’intérêt général sans remettre en cause le système dominant. Dans une cage, même si nous avons l’autorisation de penser socialement et d’agir politiquement, personne n’est libre !

Le salariat est un esclavage.

Dans la cage mentale, naissent des révoltes et s’élaborent des alternatives, toutes vouées à l’échec. Sortir de la cage CPS implique de concevoir, d’exposer et de promouvoir une nouvelle utopie réalisable. L’économie solidaire peut, seule, supplanter le profit capitaliste. La proposition sociétale est en marche. Elle ne peut être une autre cage.

Le salariat et le chômage sont une même forme atténuée de l’esclavage. Dans la cage la survie dépend du bon vouloir de décideurs anonymes. Après l’abolition du servage et de l’esclavage, l’abolition du “salariage” est la prochaine étape de l’émancipation humanitaire. Alors seulement la primauté de l’intérêt général prévaudra durablement. La gestion collective des ressources, le don, la gratuité, la monnaie générée par le travail, les échanges autogérés supplanteront la dictature mensongère des tenants du “Marché”.

La fonction sociétale.

Le fonctionnaire est théoriquement un citoyen au service des autres citoyens. Au service du capital, le fonctionnaire est soumis à un clan politique établi provisoirement. Les “patrons” politiques sont tributaires des décideurs économiques. Le véritable pouvoir durable cornaque pour un temps les dictateurs les plus corrompus ou les démocrates soi-disant sociaux. Ce système mourra du cancer spéculatif. Il implosera mais tentera de survivre ici ou là. Le sociétalisme est le challenger socio-économique direct du capitalisme.

Dans un État sociétal chaque citoyen choisit librement de travailler, d’entreprendre. Chaque coopérant est aussitôt “remercié” d’investir son temps, son intelligence, son activité, dans la fonction socio-économique solidaire, véritable fonction publique rénovée. Cet engagement est rémunéré par le viatique sociétal. L’activité citoyenne “au service des autres citoyens” est libératrice. Elle met fin à la soumission salariale et financière due au système capitaliste.


 

S'échanger des services sans utiliser de monnaie :
Geyem, un nouveau site gratuit de petites annonces, au format textuel ou vidéo (au choix).

Introduction

Avec le temps, il semblerait que davantage de personnes estiment que l'Economie actuelle serait (in)directement responsable de la situation mondiale actuelle : crises économiques, sociales, climatiques, etc... Parmi celles-ci, certaines se sont dirigées vers des solutions alternatives, quelquefois pour soulager leurs difficultés financières, quelquefois pour quasiment ne vivre que de cela. L'alternative sans doute la plus connue se nomme le "s.e.l." pour "Système d'Echange Local", mais il en existe aussi une autre, qui est "l'e.t.s.c." signifiant "Echange de Temps Sans Compteur". A l'instar du s.e.l., cette dernière ne prétend pas pouvoir remplacer l'Economie, mais bien de s'y juxtaposer. Il s'agit donc, une fois de plus, de s'échanger des services pour compenser certains problèmes financiers personnels.

Mais cette fois-ci, la gestion des échanges a été simplifiée : plutôt que d'utiliser une monnaie quelconque (nationale ou "virtuelle"), les membres de l'e.t.s.c. se réfèrent directement à un historique de services offerts/reçus par chacun des autres membres.

Exemple pratique

Sur le site Geyem, un membre de votre localité annonce pouvoir offrir ses services de travaux sanitaires. Cela vous intéresse et par conséquent vous le contactez. Lors de votre conversation, vous devez lui communiquer le numéro de votre annonce, afin qu'il puisse vérifier que vous aussi offrez un service quelconque pour les autres membres. En recopiant votre numéro sur le site, votre page d'annonce apparait sur son écran : cette page affiche bien sûr votre annonce (textuelle ou vidéo) mais également votre historique de services déjà offerts et reçus; depuis votre date d'inscription. Ce technicien, constate que votre historique est équilibré : par exemple, vous êtes membre sur le site depuis 6 mois et durant cette période, vous avez déjà reçu 3 services et en avez offert 4 autres. Il décide donc naturellement de vous recontacter, afin de convenir d'un rendez-vous pour dépanner gratuitement votre installation défectueuse (bien entendu, hors frais de déplacement ou matériel nécessaire, qu'il devrait éventuellement acheter).

Comme son nom l'indique, le principe d'e.t.s.c. ne tient pas compte du temps passé à offrir un service. Il est certain qu'un service peut être réalisé en quelques dizaines de minutes, et qu'un autre nécessitera plusieurs heures. Mais le but du réseau d'échanges sur Geyem, est de réunir des personnes qui apprécient, qui aiment, voire qui sont passionnées par ce qu'elles font. Dans ces conditions de relation humaine plus chaleureuse, il n'y a donc pas lieu de compter le temps passé, et si un service nécessiterait de nombreuses heures avant d'être terminé, il suffit simplement de les répartir en plusieurs jours. D'autre part et toujours grâce à ce type de relation non-commerciale, une personne reçevant un service gratuitement ne saurait contester le fait que son dépanneur travaille à son rythme, et selon ses disponibilités.

Comment s'inscrire sur le réseau d'e.t.s.c., facilement et gratuitement

La base de données gère de nombreux pays du monde, avec classification par régions et par localités. Pour offrir et reçevoir gratuitement des services au sein de votre localité, voici comment procéder :
a) Rendez-vous à l'adresse suivante : http://www.geyem.com, en section "FRA - e.t.s.c."
b) A partir de la page 5 ("P5" depuis le menu), vous pouvez accéder au dépôt de votre annonce.
c) Comme tout site de petites annonces, l'inscription s'effectue classiquement par e-mail.

Si vous avez besoin d'aide

A tout moment, vous pouvez cliquer sur "Contact/Help" disponible tout en bas du site d'annonces, et remplir le formulaire pour reçevoir une assistance ou une information. Egalement, une aide en direct est disponible sous forme de "live-chat support" (messagerie instantanée depuis le site), mais hélas il n'est pas prévu que ce type d'aide satisfasse les insomniaques, car généralement je dors assez bien la nuit. Peut-être à bientôt, David.


Et toujours...

http://wiki.societal.org/ , le wiki du sociétalisme remplace maintenant le "tiki du sociétalisme"

http://www.fauxmonnayeurs.org/ , le site dénonçant les "faux-monnayeurs" et approfondissant la création monétaire

http://forum.societal.org/ , le forum du Mouvement Sociétal