SOCIETAL(E): Relatif à une certaine société, à ses valeurs et à ses institutions. La finalité d'un groupe (la société humaine) au travers de son épanouissement conditionne réciproquement l'épanouissement de chacun des individus composant le groupe.
 

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Voilà l'estimation de ce que nous, Français, continuons de payer depuis 1973, en euros constants,
au titre des
seuls intérêts* sur la dette publique
,
pour avoir abandonné notre pouvoir de création monétaire à des acteurs privés

 

(... oui, les 4 premiers chiffres représentent bien des milliards d'euros...)

A l'heure du " pouvoir d'achat chancelant " et des " caisses vides ", ce forfait ne peut rester sans suite !

* la dette proprement dite, c'est-à-dire le capital du, était de 1250 milliards d'euros à fin 2007.
Cela revient à dire que, si nous n'avions pas du payer ces intérêts
(de quasiment 1306 milliards d'euros au 01/09/2008),
notre pays n'aurait pas de dette aujourd'hui!


Intérêts payés depuis le 1 er janvier 2007, par habitant

euros


Mais au delà de ces chiffres il est intéressant de comprendre le "pourquoi" de cette dette et de ces intérêts...

Car c'est plus de 1300 milliards d'euros d'intérêts que nous avons payé en 35 ans (et nous continuons à raison de près 120 millions d'euros par jour, oui, par jour) aux déjà plus riches, qui d'ailleurs peuvent ainsi nous les reprêter à nouveau contre intérêt.. Mais cette monnaie qu'ils nous prêtent, elle est, comme 93% de la monnaie en circulation, issue de la création monétaire par les banques privées ... monnaie évidemment payante bien que créée "ex nihilo", à partir d'une simple ligne d'écriture.

Et ces 43 milliards par an sont l'équivalent de 240 airbus A350, ou de 3 portes-avions "Charles de Gaulle", ou de 40 000 belles villas sur la Côte d'Azur, ou de l'isolation (en comptant 10 000 euros par foyer) de 4 270 000 logements, ou un salaire net de 18000 euros annuel (salaire médian en France) à 2 380 000 personnes , de trois fois et demi le "trou" de la Sécurité Sociale ...
mais vous pouvez trouver d'autres exemples!

Le recours à l'emprunt par l'État, qui pouvait se concevoir lorsque la monnaie était représentative d'une certaine quantité de métal (or ou argent) qui à un moment pouvait manquer dans les caisses de l'État, n'a maintenant plus aucune justification depuis que la monnaie est totalement dématérialisée.

Depuis 1973 la France s'est interdite de créer la monnaie dont elle a besoin pour combler ses propres déficits, que ce soit en fonctionnement ( salaires et retraites des fonctionnaires, loyers, etc.) ou en investissements pour son développement (écoles, routes, ponts, aéroports, ports, hopitaux, bibliothèques, etc..) mais s'est obligée à emprunter sur les marchés monétaire en émettant des obligations (bons du Trésor) sur lequel évidemment elle doit payer un intérêt à ceux qui souscrivent (40% du montant par des résidents, 60% par des non-résidents), ce qui a pour conséquence, comme nous l'avons vu plus haut, qu'au fil des années la dette s'alourdit d'un montant sensiblement égal au "déficit", qu'il faut couvrir par l'emprunt, c'est-à-dire par l'émission d'obligations nouvelles auprès du public et surtout des investisseurs institutionnels (assurances, banques, etc).

Le déficit public, différence entre les recettes fiscales et les dépenses publiques, inclus évidemment dans ces dernières ce recours à l'emprunt qui équivaut à un cumul des besoins en capital nouveau, mais aussi en intérêts à payer sur la dette existante.

Voir l'article de "societal"