Un "diplôme" politique, pourquoi faire ?

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Ne vous êtes vous jamais étonné, ne vous êtes vous jamais posé la question?

Il faut, en France, pour avoir le droit de couper des cheveux, un diplôme sanctionnant 3 ans d'études et un examen de compétence (le C.A.P.). Il faut également un diplôme pour être secrétaire, conduire une voiture, chasser, pêcher, vendre de l'immobilier, etc...

Mais pour nous diriger, être Maire, Conseiller Général, Député, Sénateur, Ministre ou même Président, que nenni.. Rien! Ils peuvent pourtant faire beaucoup plus de dégâts qu'un coiffeur, non?

On m'objectera que ces hommes et ces femmes qui se présentent à nos suffrages sont souvent issus des professions libérales, de l'enseignement, des grandes écoles ou des ministères et que donc leur niveau de compétence ne peut être mis en doute. Mais de quel niveau de compétence parlons nous donc?

Pas la moindre visite obligatoire chez un psychologue ou un psychiatre, pas le moindre test permettant de connaître les tendances profondes du candidat... Est-il schizophrène, est-il dépressif, est-il paranoïaque ou tout simplement atrocement égoïste ou au contraire est-il humaniste?

A quand un "examen psychotechnique d'aptitude à la profession d'homme politique", sanctionné par un "bulletin de santé" rendu public ? Bulletin dont les résultats seraient diffusés en même temps que la profession de foi électorale du candidat. Avec pour but principal, cet examen, de tester chez le candidat ses véritables tendances humanistes, altruistes et de désintéressement. Car pour l'instant beaucoup de ceux qui nous gouvernent, pensent plus à leur intérêt personnel, à leur jouissance du pouvoir et des avantages qui y liés, qu'à ceux qui, se laissant berner à chaque fois, votent pour eux.

Bien évidemment, il n'est pas question de restreindre le droit à la candidature à un mandat. Celui qui ne voudrait pas se prêter à ce type d'examen en aurait bien évidemment la possibilité. Mais dans ce cas l'électeur saurait que, sans doute, il a des choses à cacher.

Quand donc un candidat à une élection acceptera-t-il, de lui même, de subir cette sorte d'examen et d'en faire état ?

L'utopie de ces propos peut prêter à sourire. Mais l'utopie n'est elle pas la mauvaise conscience des gouvernants ?

A-J Holbecq
Président de YHAD-FRANCE